Chasseurs d'Épaves

Comment faites-vous pour faire une première localisation d'épave quand il n’y a pas de points précis de repérage?

Une question de Jeff
de Saint-Alban

Image acoustique de l'épave de la goélette Lina Gagné

Crédits photo: Toxa

Malgré un dépouillement complet des archives disponibles, certaines épaves n’auront laissé aucune trace écrite. Je dois donc analyser de nombreux documents et déterminer des points de repère terrestres fixes, appelés « amers » en navigation maritime. Ces repères peuvent être un phare, un clocher d’église, le sommet d’une montagne ou encore un rocher isolé en mer. Cette prise d’amers doit se faire à partir de l’eau et s’applique davantage aux épaves situées près des côtes.

Toutefois, dans de rares cas, des positions approximatives (informelles et imprécises) sont inscrites dans des documents. Il est alors possible de localiser une épave concrètement sur le terrain en utilisant différents systèmes d’imagerie acoustique non intrusifs : sondeur multifaisceau et véhicule sous-marin autonome.

Il existe une variété d’outils et de techniques spécialisés dans la localisation d'épaves. Pour obtenir des résultats optimaux, l’utilisation conjointe de techniques anciennes et nouvelles est souvent la solution la plus efficace.