Chasseurs d'Épaves

Samuel, penses-tu qu'éventuellement tu t’associeras avec d'autres chasseurs d'épaves connus en Amérique (s’il y en a) afin d'élargir tes recherches?

Une question de Isabelle
de Ottawa (native de Price!)

Samuel qui effectue des recherches dans des documents d'archives

Si jamais l'occasion se présente, j’accepterais de collaborer avec un autre chasseur d’épaves. D’autant plus que mes formations de recherchiste et d’historien seraient très utiles, car la plupart des chasseurs d’épaves pratiquent la plongée sous-marine, mais ne possèdent pas de formation en histoire. Les chasseurs d’épaves qui le font pour les bonnes raisons sont rares en Amérique du Nord. Les épaves attirent également des chasseurs de trésors et des pilleurs d’épaves. Ceux-ci se livrent à un pillage systématique de ce patrimoine sous-marin à des fins commerciales.

Malheureusement ou heureusement, des centaines d’épaves jonchent le fond du Saint-Laurent. Dans ma zone de recherche comprise entre Saint-Fabien et Matane dans le Bas-Saint-Laurent, près d’une centaine de navires datant des XIXe et XXe siècles ont été perdus (coulés ou non récupérés). La majorité d’entre elles n’ont toujours pas été documentées, localisées concrètement sur le terrain ou identifiées. Je dois donc faire des choix déchirants quand vient le temps de sélectionner mes prochains dossiers. Je n’aurai pas assez d’une vie pour réaliser le quart de ma mission!