Chasseurs d'Épaves

Vous désiriez ramener un objet de la Manseau 101 à la surface. N'est-il pas délicat de sortir un objet ayant été immergé, si longtemps, sans l'altérer?

Une question de Mélanie
de Montréal

Pièce prélevée sur l'épave de la drague Manseau 101

Tout d’abord, j’aimerais préciser que durant nos activités habituelles, aucun prélèvement d’objets n’est effectué. Dans le cadre de la série Chasseurs d'épaves, les prélèvements d’objets ont été effectués sous la supervision de l’archéologue Érik Phaneuf. D’ailleurs, les objets prélevés ont été remis au fond du Saint-Laurent.

Un objet immergé longtemps dans l’eau du fleuve va se désintégrer rapidement à l’air libre. Lorsque l'on remonte des objets métalliques par exemple, il faut leur faire subir un traitement spécial, sans quoi ils vont s’altérer rapidement. Les objets prélevés doivent être traités dans un centre de conservation. Ce processus est très long et onéreux. Pour prélever des objets sur une épave au Québec, on doit avoir préalablement obtenu un permis de recherche archéologique. Les épaves sont mieux protégées au fond de l'eau qu’à la surface.

Petite précision : le ministère de la Culture et des Communications ne considère pas comme étant des sites archéologiques les sites qui ont été détruits ou abandonnés après 1950. Comme la drague Manseau 101 sombra en 1966, la présence de l’archéologue Érik Phaneuf n’était pas requise.