Chasseurs d'Épaves

Ailleurs sur la planète, des personnes financent leurs expéditions grâce à la vente d'artefacts qu'ils récupèrent. Est-ce possible au Québec?

Une question de Pascal
de Saint-Siméon

Assiettes et tasses sur la Lina Gagné

Crédits photo: Toxa

C’est vrai que certains plongeurs se spécialisent dans le prélèvement d’objets, car malheureusement, les épaves attirent aussi des chasseurs de trésors et des pilleurs. Ceux-ci se livrent à un pillage systématique de ce patrimoine sous-marin à des fins commerciales.

Au Québec, nul ne peut effectuer des fouilles ou des relevés sur un site archéologique à des fins de recherche, sans avoir au préalable obtenu du ministre un permis de recherche archéologique car les épaves se trouvent sur des terres appartenant à l’État. C’est donc illégal de prélever des objets sur une épave sans autorisation.

De plus, un vestige qui est sorti de son contexte ne raconte plus son histoire et prive l’archéologue d’une information qui est primordiale pour la compréhension de l’histoire du site. Comme chaque épave forme une capsule temporelle unique, elle nous fourni un portrait instantané de la vie à bord du navire au moment de son naufrage. Il faut donc les protéger et les préserver pour bonifier les connaissances de l’histoire maritime québécoise déjà existantes.