Chasseurs d'Épaves

À la suite de l'identification officielle d'une épave, afin de la protéger, comment pouvez-vous être certains que personne ne viendra la piller?

Une question de Sophie
de Montréal

Au Québec, on a instauré un système d’inscription obligatoire pour les propriétaires d’embarcation/plongeurs qui explorent l’épave de l’Empress of Ireland, depuis que celle-ci a été classée bien historique et archéologique par le ministère de la Culture et des Communications en 1999. Mais ce dernier n’est pas toujours respecté par la communauté des plongeurs. On pourrait tenter de mettre en place le même principe pour les autres épaves, mais il y aura toujours des pilleurs. Qu’on le veuille ou non, on ne pourra jamais avoir un contrôle absolu sur le nombre de plongeurs qui visitent les épaves.

Je crois encore que le meilleur moyen de protéger les épaves est de mettre l’emphase sur la sensibilisation. Pour notre part, nous tentons de sensibiliser les plongeurs ainsi que le grand public à la nécessité de protéger les vestiges subaquatiques avec un message à destination des plongeurs : « Prenez des images, ne laissez que des bulles ». Les abus de pilleurs d’épaves avides et peu scrupuleux, nuisent grossièrement à mes objectifs de valorisation de l’histoire, de la culture et de la préservation du patrimoine maritime. Ceux-ci éliminent également les indices in situ et compliquent le travail d’identification. C’est pourquoi, lorsqu’ils se font attraper, les plongeurs qui prélèvent des objets sur des épaves sans avoir obtenu un permis de recherche archéologique écopent d’amendes salées.